Yann Tiersen :
Il pleuvait fort sur la grand-route~
Elle cheminait sans parapluie~
J'en avais un, volé, sans doute~
Le matin même à un ami~
Courant alors à sa rescousse~
Je lui propose un peu d'abri~~
En séchant l'eau de sa frimousse~
D'un air très doux, elle m'a dit "oui"~*
Un petit coin de parapluie~
Pour un coin de paradis~
Elle avait quelque chose d'un ange~
Un petit coin de paradis~
Pour un coin de parapluie~
Je ne perdais pas au change, pardi~!
(Je ne perdais pas au change, c’est une évidence~!)
Chemin faisant, que ce fut tendre~
D'ouïr à deux le chant joli~
((Tout en marchant, c'était tellement doux d'écouter ensemble le joli chant... » (le chant de la pluie sur le parapluie).)
Que l'eau du ciel faisait entendre
Sur le toit de mon parapluie~!
J'aurais voulu, comme au déluge~
Voir sans arrêt tomber la pluie~~
Pour la garder, sous mon refuge~
Quarante jours, quarante nuits~
Un petit coin de parapluie~
Pour un coin de paradis~
Elle avait quelque chose d'un ange~
Un petit coin de paradis~
Pour un coin de parapluie~
Je ne perdais pas au change, pardi~!
(Je ne perdais pas au change, c’est une évidence~!)
Mais bêtement, même en orage~
Les routes vont vers des pays~
Bientôt le sien fit un barrage~
À l'horizon de ma folie~!
Il a fallu qu'elle me quitte~
Après m'avoir dit grand merci~
Et je l'ai vue, toute petite~
Partir gaiement vers mon oubli~
Natacha Regnier :
Un petit coin de parapluie~
Pour un coin de paradis~
Il avait quelque chose d'un ange~
Un petit coin de paradis~
Pour un coin de parapluie~
Je ne perdais pas au change, pardi~*
(Je ne perdais pas au change, c'est bien certain~*)